L'asphodèle est une petite fleur bleue ou blanche poussant au sommet des montagnes et dont Matisse a peint un petit tableau. La racine grecque du mot asphodèle signifie : " la fleur de l'oubli ".  

C'est, en 1994, à Lyon que je m'associe avec Françoise Chauvy-Peyrard pour créer une association qui soutienne nos créations. C'est elle qui trouve le nom d'Asphodèle. De mon côté, je trouve Envol. Nous choisissons alors le nom d'Asphodèle Danses. Nous écrirons danses avec un " s " pour signifier notre ouverture à la notion de danse. Lorsque, trois ans plus tard, nous nous trouvons plus mûres dans notre propre travail et décidons de créer chacune notre compagnie, j'ajoute à ce moment-là Envol. 

J'aime ne pas " oublier " que chaque pas que j'ai pu faire, dans l'ombre ou la lumière, fut possible la plupart du temps grâce à cette association et donc à tous ceux qui ont généreusement offert leur temps et leur argent pour elle. J'aimerais ne jamais oublier l'accueil et la confiance totale que j'ai toujours reçues depuis notre rencontre à Lyon, 
10 ans avant la création de l'association, de la part d'Agnès Campestrini-Nélias, qui
a tout de suite accepté d'en être la présidente, et qui l'est toujours. Egalement, 
cette association n'existerait pas sans l'aide et le soutien précieux dans les 
premières années de son existence de Françoise Chauvy-Peyrard, de son 
compagnon Gilles, ainsi que de José Sévilla. Enfin j'aimerais remercier  
Suzanne Castrataro ainsi qu'Isabelle Devarieux-Bouasse pour leur fidèle 
présence et toujours actuel engagement dans Asphodèle.

Cette structure vivante a ainsi pu accueillir et soutenir des spectacles et des évènements avec des artistes qui ont radicalement influencé et transformé mon développement et mes créations personnelles. J'aimerais en citer quelques–uns :
Barre Phillips, Julyen Hamilton, Simone Forti, Nancy Stark Smith, Mike Vargas, 
Loretta Livingston, Robert Jarvis, Mandoline Whittlesey, Philippe Phénieux, David 
Leahy, Guillaume Orti, Toivo Unt, Elisabeth Grard, Agnès Benoît-Nader, Stéphane Els, Wojtek Peczek, Catherine Brisset, Fanette Chauvy, Véronique Stekelorom, Emmanuel Tremblay, Camille, etc.

Je souhaite que ceux qui auront été omis ne m'en tiennent pas rigueur. Ils n'ont pas laissé une moindre trace dans ce que je peux être aujourd'hui. 
Merci personnellement à chacun d'avoir su m'aider à être ce que je suis. Et si ce travail si délicat de diffuser et de développer l'improvisation comme expression artistique et à part entière a pu s'épanouir et porter de fruits jusqu'à présent, c'est bien grâce à ces personnes. 

Aussi je souhaite que tout ce qui naîtra encore au sein d'Asphodèle devienne une réalité, une trace, un hommage et une mémoire vivante de ce qui serait sinon resté dans l'oubli.                                                                                                                                                                                                       Paris, le 25 août 2005, Claire Filmon

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